Enjeux
épistémologiques et méthodologiques
21 Juin 2002
 
Ethique et Gestion : enjeux épistémologiques et méthodologiques  

> Accueil

Téléchargement

>Courrent
>Lavorata
>Marchesnay
>Pelissier
>Poissonnier
>Prat dit Hauret
>Roche

 

 

 

 

 

  • Vous trouverez ci-dessous les différents textes présentés lors du colloque du 21 juin 2002. Le téléchargement s'effectue sous le format .pdf (Acrobat reader) (> Téléchargez gratuitement le logiciel).
  • Pour pouvoir avoir accès à ces communications, il est impératif que vous vous soyez inscrit auprès du secrétariat du colloque. A l'issue de votre inscription, vous recevrez les codes d'accès permettant le téléchargement (> accéder au formulaire d'inscription).

COMMUNICATIONS :

Jean-Marie COURRENT (Université de Perpignan) :
L'éthique face aux logiques de gestion :
une politique d'entreprise éthique est-elle possible ?

Introduction :
En Occident de façon générale, et notamment en France, la morale des affaires occupe, depuis le milieu des années 80, une place fort importante dans la presse qui rapporte à l'envi les cas de corruption liés à l'obtention de marchés publics, les dommages causés à l'environnement par des industries polluantes, les conséquences désastreuses sur l'emploi national des choix de délocalisation de certaines productions vers des pays à faible protection sociale et main d'œuvre peu coûteuse,…
Les travaux sur la dimension éthique de la gestion ont commencé, ainsi, à se développer peu à peu. Ils ont conduit à proposer des définitions de l'éthique des entreprises, -ou de la morale des affaires, ces deux expressions étant largement considérées comme ayant le même signification (Orsoni, 1989) . En adaptant par exemple les définitions de Velasquez (1982) et de Nash (1987) , et pour reprendre également les termes d'Antoine Kerhuel , l'éthique des affaires peut être considérée comme la manière dont s'appliquent les normes morales des individus aux "décisions concrètes prises dans l'entreprise (...)

Laure LAVORATA (Université Paris-XII Val de Marne) :
Les enjeux de l'éthique dans le marketing et la vente

Résumé :
Le développement de l'éthique dans toutes les sphères de notre société nous pousse à nous interroger sur la place de celle-ci dans les entreprises et dans les pratiques professionnelles. Le marketing et la vente sont des domaines où les pratiques sont souvent considérées comme non éthiques. L'objectif de cette communication est de présenter un état de l'art sur les recherches anglo-saxonnes puis françaises dans ces deux domaines. Nous analyserons les enjeux du comportement éthique des individus dans l'entreprise en nous centrant plus particulièrement sur celui du vendeur. Nous montrerons par ailleurs que l'entreprise peut jouer un rôle dans le développement d'un comportement éthique par ses discours mais aussi ses actions et que cela s'inscrit dans une démarche de fidélisation de ses clients.

Michel MARCHESNAY (Université de Montpellier I) :
Entre Figaro et Caliban : quelques propos candides sur l'éthique, comme vulgate en management
Propos introductifs à l'atelier sur l'éthique

Introduction :
Le monde imaginé par les " gestionnaires " est celui de Janus : d'un côté une représentation fondée sur un opportunisme darwinien (cf Williamson , récemment : " The general effect of presuming the absence of opportunism is that we enter the world of " utopian fantasias ") ; de l'autre , une représentation irénique , " a brave new world " , dans laquelle l'utilitarisme est intimement lié à la recherche du bien commun (filiation Smith-Stuart Mill-Ruskin).
Les discours gestionnaires sont , dans leur ambiguïté consusbtantielle, malades de cette schizophrénie -et tout particulièrement le discours managérial, entre l'entreprise citoyenne et la troueuse d'ozone. La lecture de travaux sur l'éthique, notamment ces derniers mois , ne m'a pas rassuré !(...)

Arnaud PELLISSIER-TANON (Université Paris-1 Panthéon Sorbonne) :
Epistémologie de l'éthique en gestion

Résumé :
Dans la société contemporaine, l'exigence "éthique" qui pèse sur les entreprises prend un tour paradoxal : alors que le consensus sur les devoirs que chacun doit accomplir se dissout peu à peu, comment penser qu'elles puissent compatir aux souffrances de leurs parties prenantes sans hypocrisie ? Aussi les dirigeants d'entreprises sont ils en quête d'une éthique qui leur permettent de concilier efficacité et légitimité. Ils recherchent précisément la règle dont le respect conduira les membres de leur personnel à proportionner la vivacité de leurs désirs aux nécessités de l'action qu'ils mènent, sous leur égide, collectivement. Le principe juridique de la responsabilité civile professionnelle indique sans doute la voie à suivre lorsqu'il exige des justiciables réparation des dommages qu'ils n'ont pas sus éviter : loin de promulguer les valeurs de leurs choix ou de se défausser de leurs propres responsabilités, les dirigeants joueront du professionnalisme que les membres de leurs entreprises revendiquent pour les inciter à passer au crible leurs propres valeurs et examiner leur comportement au travers de leurs conséquences ; en bref, ils feront appel à leur soif de responsabilité.

Hugues POISSONNIER (Université Montpellier-II) :
Les enjeux éthiques du contrôle de gestion : une revue de la littérature

Introduction :
Si l'on se réfère à une définition du contrôle de gestion donnée par Anthony, qui disait en 1988 que " Le contrôle de gestion est le processus par lequel les managers influencent d'autres membres de l'organisation pour appliquer les stratégies ", on retrouve bien l'idée d'un lien très fort entre stratégie et contrôle, le second servant à s'assurer de la qualité de l'application de la première. C'est ce qu'exprime d'ailleurs aussi H. Bouquin (1994) : " Il conviendra d'appeler contrôle de gestion les dispositifs et processus qui garantissent la cohérence entre la stratégie et les actions concrètes et quotidiennes ".

La montée des préoccupations de nature éthiques dans les entreprises (1) incite donc à réfléchir sur le rôle que le contrôle de gestion est susceptible de jouer dans cette évolution. Ainsi, les pressions environnementales aidant, les entreprises tentent de concilier les deux notions qui ne sont pas nécessairement opposées de nécessité économique et d'éthique dans la plupart de leurs activités (2). Si de telles préoccupations entrent en ligne de compte dans la définition des stratégies, il devient en effet légitime de s'interroger sur la manière dont le contrôle de gestion, que nous avons présenté comme un garant de la bonne application des stratégies, pourra rendre compte de ces éléments et bien sûr favoriser ces pratiques. C'est en partie cette question qui est à l'origine de cette recherche (...)

Christian PRAT dit HAURET (Université Bordeaux-IV) :
Comptabilité et développement moral cognitif

Introduction :
Dans l'histoire, les êtres humains ont éprouvé très tôt le besoin de compter pour garder en mémoire leurs engagements vis-à-vis de tiers. Comme le note Vlaemminck (1956) : " Déjà dans le monument juridique d' Hammourabi, on trouve des textes qui atteste la tenue des comptes, tel celui qui est relatif au contrat de commission et qui semble bien constituer l'obligation légale sinon de la tenue d'une véritable comptabilité, tout au moins, de l'enregistrement en forme de compte de certaines transactions ".

La profession comptable libérale, si elle est sans aucun doute fort utile pour la communauté financière, est monopolistique et auto-réglementée. Or il existe, comme dans toute activité humaine, le risque que les professionnels comptables abusent de leur monopole et privilégient avant tout leur propre intérêt lorsqu'ils sont en situation conflictuelle avec un client. Pour Zeff (1987), la concurrence au sein de la profession étant devenue de plus en plus vive, l'intérêt personnel de l'auditeur risque de primer sur la mission de service public qu'il doit réaliser. Le scribe, le comptable ou l'auditeur ont pour mission de tenir ou de réviser les comptes en respectant les règles généralement admises afin de donner une image de la réalité comptable et financière d'une entité économique. Gage de la confiance accordée par les tiers aux comptes présentés, un niveau éthique élevé des préparateurs et des réviseurs comptables semble s'imposer par opposition à tout comportement opportuniste qui conduirait ce dernier à privilégier son intérêt personnel ( affectif, financier ou réputationnel ) au détriment d'un travail comptable de qualité. (...)

Didier ROCHE (Université de Poitiers) :
La mesure de l'éthique des forces de vente : une quête possible grâce à un outil de questionnement adapté

Résumé :
Cet article ambitionne de montrer qu'il est possible de mesurer l'éthique grâce à une connaissance de l'entreprise étudiée et à un outil de questionnement adapté.


 

   
     
     

 

 

 

 

 

 

 

 


Colloque
Ethique et gestion : enjeux méthodologiques et épistémologiques
Université de Perpignan
JEREM
21 Juin 2002